L’enfer derrière les barreaux

Ces derniers jours, j’ai lu un livre dont le sujet était très difficile émotionnellement. Vous savez, ce genre d’histoire invraisemblable, au cours de laquelle on se demande où l’auteur a bien pu puiser son inspiration pour pondre un tel récit? Dans ce cas-ci, ce qui est le plus terrible, c’est que l’auteur Stéphan G. Zbikowski s’est inspiré de faits vécus. D’une partie inoubliable de sa propre vie. Et le titre de son livre donne la chair de poule : L’enfer derrière les barreaux.

Dans ce récit troublant, l’auteur, en collaboration avec sa mère Françoise Soucy, y relate de quelle façon il a été incarcéré à tord dans la pire prison du monde, située au Vénézuela.

De page en page, il nous raconte le quotidien choquant d’un détenu à La Maxima de Carabobo (aussi surnommée Le Monstre). Violence physique et psychologique, insalubrité extrême, non-respect des droits humains fondamentaux, présomption d’innocence inexistante… Toutes les mauvaises conditions de détention de cet endroit sont exposées ouvertement dans ce récit presqu’impossible à lire d’un seul trait, tellement l’atrocité des mots y est percutante.

Au cours des chapitres, la mère de l’auteur y raconte sporadiquement sa vision des faits; comment elle vivait, de son côté, cette douloureuse situation en tant que mère bien impuissante devant cette expérience inimaginable. Pour ma part, j’ai bien apprécié ces incursions féminines dans le récit. Bien que les propos de la mère soient aussi ardus à lire que ceux du fils, ces courts moments de retour à une réalité plus « envisageable » me donnaient l’impression de pouvoir respirer un peu avant d’entamer une nouvelle journée dans Le Monstre en compagnie de son fils.

Cette lecture m’a saisie du début à la fin. C’est loin d’être une belle histoire à l’eau de rose, du genre où la justice remporte à la fin. Pas tout à fait. C’est un récit qui nous fait réaliser que parfois, malgré un sens aiguisé de la justice, du respect et du devoir, nous pouvons nous retrouver bien malgré nous dans de fâcheuses situations. Il nous fait aussi réfléchir sur nos faits et gestes lorsque nous sommes en terre étrangère et nous fait réaliser que dépendamment du pays où nous nous trouvons, un être humain n’a pas toujours la même valeur…

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